18/01/2026
Recension: Vieux Coeur en Voyage (1942)
ETUDES – DÉCEMBRE 1942
Hans FALLADA. — Vieux cœur en voyage. Roman traduit de l’allemand, par Edith Vincent. Paris, Sorlot 1941. In-16° 285 pages. Prix : 30 francs.
De sa vie retirée dans un village allemand, l’auteur a su extraire une merveilleuse histoire d’enfants, qui charmera les grandes personnes. On ne peut évoquer ici ni Hoffmann, ni Andersen, bien qu’il y ait un peu du rayonnement de Blanche-Neige dans Rose-Marie, l’héroïne de « Vieux cœurs ».
On trouve aussi l’antithèse constante grandes personnes, enfants, et ce sont les petits qui ont la belle part. Rose-Marie martyrisée par un ménage auquel on l’a louée se fait des alliés avec tous les gamins et gamines de Unsadel, et le roman est celui des péripéties de la lutte entre la bande de Rose-Marie et les fermiers qui la séquestrent et l’exploitent. Le tuteur de Rose-Marie, vieux professeur tout perdu dans l’étude de l’Apocalypse et totalement en marge du monde réel, est la proie de la méchanceté des hommes qu’il ne soupçonne même pas. C’est une série d’imbroglios et d’aventures cocasses et presque vraisemblables.
Comme dans toute belle histoire les méchants seront punis et Rose-Marie épousera celui qu’elle aime. Dénouement un peu conventionnel ? Mais il faut bien finir, n’est-ce pas ? Beaucoup d’habileté dans l’économie de l’intérêt et de poésie simple et campagnarde.
Raymond JOUVE.
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